LE VILLAGE EN FLAMMES

Le Village en flammes de R.W. Fassbinder

Mis en scène par Thierry Poquet

Spectacle créé en 2001

« Par faim de justice ou de vengeance, mais aussi, chez certains, par souci de préserver des intérêts très concrets, les gens de Fuente Ovejuna tuent le Commandeur – qui ne savait pas, rappelle la putain Jacinta, qu’on ne peut tout prendre sans donner un peu – puis se nourrissent de sa dépouille.
Le roi ordonne pour l’exemple que l’on mette le feu au village et qu’on lui en amène les habitants.
Tous n’admettent de responsabilité que collective et, s’entendant commander à la décapitation, se précipitent sur les gens de la cour pour les dévorer jusqu’à l’os.

Telles sont les deux scènes paroxystiques de l’extraordinaire histoire de mangeaille, de sueur, de crasse, de sexe, de sang et de mort que, dans une langue d’une force brutale, retrace Le Village en flammes de Fassbinder. »

L’Arche

 

© Christian Mathieu
© Christian Mathieu
© Christian Mathieu
© Christian Mathieu

 

 


 

 

 

« Le Village en Flammes »

éveille l’esprit carnavalesque

S’y retrouvent

une figure mythologique : l’Ogre
une critique sociale et politique
le passage par l’homme sauvage pour régénérer le corps,

intime ou social
la pratique de l’inversion, le travestissement
le grotesque, le burlesque

Ce projet de Développement des Pratiques Amateurs contribue à créer des foyers festifs qui relient notre devenir à une mémoire carnavalesque populaire.

Dans l’esprit des scénographie à 360° que je pratique, qui requièrent la participation de l’audience, je propose d’associer à l’écriture exigeante de Fassbinder des formes esthétiques contemporaines qui puisent leurs énergies dans celles des carnavals d’antan.

De relier à plusieurs, allemands, anglais, belges et français, les termes de notre passé festif le plus singulier et le plus démonstratif, et de lui conférer une nouvelle ritualisation, confidentielle dans un premier temps, afin d’imaginer dans un deuxième temps une extension de la rue.

Lorsque l’on assiste aux manifestations de grande ampleur que sont les Carnavals ou les Techno Parades d’aujourd’hui, on ne peut être que désarçonné par le manque de profondeur, de ‘racines’, et d’écritures.

A la recherche d’un art contemporain populaire où le sens rejoint la forme.

Thierry POQUET - 2001

 

© Christian Mathieu
© Christian Mathieu

La compagnie Éolie Songe est soutenue par la Région Hauts de France, le Conseil Départemental du Nord, la DRAC  Nord Pas de Calais Picardie (aide au projet) et la Ville de Lille.